Hello, aujourd'hui je viens te parler d'un vieux projet que j'ai longtemps laissé traîné en me disant que j'allais le terminer, mais en ayant quand même pleinement conscience que ca n'arriverais jamais.

Et d'ailleurs, je vais pouvoir te parler un peu d'amitié en même temps, et de la plus grosse désillusion de ma vie.

Cette écharpe, c'était une amie qui me l'avait demandé. Une vraie amie. Ce genre de personne qui peut compter sur toi n'importe quand, pour n'importe quoi, et avec qui tu crois que le retour est vrai.

BREF.

Elle cherchait depuis longtemps une grande écharpe, large et suffisamment longue pour faire deux fois le tour de son cou, le tout ayant toujours de quoi pendouiller un peu. Et il fallait que l'ensemble ne soit pas trop lourd à porter.

Autrement dit, elle cherchait l'impossible à trouver en magasin. Surtout que la mode commençait à bien importer des snoods un peu partout, et pendants quelques hivers, les écharpes ont été mises à mal.

Alors elle m'a demandé de lui tricoter cette fameuse echarpe. et j'avais trouvé la laine parfaite ! Une laine que j'adore mais qui est un suplice à travailler, la phil'light de Phildar.

[article d'avant] L'écharpe si longue, projet boulet !

J'aime le contact de cette laine, le toucher. J4aime le point que j'ai choisi, et pourtant, le porjet n'avance pas. Elle était prévue pour un an plus tôt que la première fois que j'ai posté l'article, en 2012. D'ailleurs, je plaisantais dans mon article en disant qu'en hiver 2015 elle serait peut-être terminée. Et bien non ^^.

Si tu as vu l'ancien article, tu pourra lire que je parle de cette écharpe comme si elle m'était destinée. C'était un mensonge, l'article à été ré-édité. Le mensonge n'est pas tellement important, c'est surtout à moi-même que j'avais menti quand j'ai réedité l'article en 2014.

Parce que cette amie, que toi et moi on appellera S, qui se reconnaîtra si elle passe par là ce qui dans le fond m'etonnerais, m'a trahis et m'a fais mal comme jamais personne ne m'avait mal avant.

En faite, quand tu vis ton amitié, tu te rends pas compte des choses, et c'est quand quelque chose casse, que tu te retrouves à faire le bilan, que tu comprends plein de choses.

Tout à commencé à dégénérer quand on est parti ensemble en week end, avec le père de mes enfants et son mec du moment, Dans un appart-hotel en Corrèze.

Deux couples, les enfants, ca promettait d'être sympathique. Et pourtant, elle s'est mal comportée.

Le vendredi soir, on a couché les enfants et on a fait un jeu de société, je ne sais plus quoi, mais c'etait marrant. Il y avait un peu d'alcool, de quoi être bien. Quand on est allé se coucher, eux dans la chambre a l'etage et nous sur le canapé lit du salon, mademoiselle est redescendue chercher la bouteille pour boire encore, a moitié à poil devant mon mec, sans problème, mais je crois qu'elle azvait déjà un sacré coup dans le nez.
Puis tout le week end, elle n'a voulu faire aucune activité, elle est restée dans la chambre tout le temps parce que soit disant elle avait un mal de bide de chien. a un moment, les enfants sont montés et elle m'a demandé de les appeler me faisant comprendre qu'elle chevauchait littéralement son mec. Déjà, ca m'a saoulé, parce qu'on se comporte pas comme ca avec les gens.

Puis je lui en avait pas tenu rigueur. Puis y'a eu le futuroscope. Mademoiselle s'ammène en talon et maquillée comme jamais, ahem ... et elle s'est plaind toute la journée d'avoir mal au pieds, sans blagues. et c'etait plein de petits reproches. genre le midi, elle s'est rendue compte que son mascara avait un peu coulé et je m'en suis pris plein la geule parce que je ne lui avait pas fait remarquer. Mais j'avais pas vu.

Bref .... et puis y'a eu d'autres trucs....

[article d'avant] L'écharpe si longue, projet boulet !

J'ai compris que nos chemins se séparaient les derniers mois de notre relation. Tu vois, un jour, on devait se retrouver en ville pour boire un verre, et elle avait envie d'aller en boite, pas moi.

On se prévoit quand même la soirée, c'était début de semaine, mardi, pour la soirée du samedi.
Donc on prévoit l'heure, le lieu de rendez vous, toussa toussa.

Puis d'habitude, on se confirmait toujours quelques heures avant parce qu'on sait jamais... Et là, le samedi arrive, pas de nouvelles, je lui envoie des messages, pas de nouvelles. Je commence a partir de chez moi, je lui envoie de nouveau un message pour la prévenir que je pars, et là, je reçois un message qui me dit qu'elle ne viendra pas, qu'elle a trouvé quelqu'un avec qui faire la "soirée complete bar + boite".

Tu vois ca j'encaisse pas.

Quand je me suis séparée du père de mes enfants, elle n'a absolument pas été là, j'avais vraiment besoin de parler, d'avoir ma copine quoi, j'étais vraiment mal. Et elle avait toujours quelque chose de mieux a faire que de me prendre au téléphone.

Et la dernière soirée, celle de notre cremaillere en 2013 avec mon compagnon, à été l'electrochoc. On l'avait invité, elle avait dit oui.

puis entre temps, elle a eu une invitation + interessante à ses yeux donc elle avait décliné. Et comme son plan est tombé a l'eau, elle m'a finalement rappellée pour savoir si elle pouvait venir. Et conne que je suis, j'avais dis oui.

Elle est venue en mini-jupe et elle a fait son show de princesse en mode "regardez-moi".

Et puis mon compagnon m'a fait ouvrir les yeux. Ce soir là, ca m'a explosé au visage quand je me suis rendue compte que j'étais toujours là pour elle, ses ruptures, ses soucis de santé, toujours... Et qu'elle ne me considérait comme son amie que quand elle n'avait rien de mieux à faire dans sa vie.

J'ai eu vraiment mal de m'être rendue compte que ca faisait des années que j'étais prise pour boucher les trous de son emploi du temps, et comme taxi, aussi.

Du coup j'ai préféré me mentir à moi-même en faisant comme si elle n'avait jamais fait parti de ma vie, reflexe de protection je crois, j'avais honte finalement d'avoir fait autant confiance, de m'être autant investie.

Puis ... le temps passe et aujourd'hui, je vis l'amitié differement, je fais confiance à mes amis, mais c'est différent.

D'un côté je peux la remercier parce que grâce à cette méfiance qu'elle a fait naître en moi, je sais que les personnes qui m'entourent aujourd'hui sont vraies.

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